Je retrouve L.P. Promenheur chez lui près de l’Etoile, en train de recouvrir de peinture blanche délayée, certaines parties d’une de ses œuvres sur carton. « Ce qui m’intéresse, commente-t-il, c’est la part d’effacement avec cette présence des formes un peu diffuse. » Il masque ou estompe ainsi des éléments qui lui « semblent mauvais », révélant au contraire ceux qu’ils jugent bons. Il précise : « Le talent est en quelque sorte le fruit de la décision restrictive. De la même manière que l’on dit à un enfant : il ne faut pas laisser traîner tes affaires, il ne faut pas laisser traîner ses erreurs. C’est, me semble-t-il, la politesse de l’artiste. Bien qu’il aille de soi qu’une des qualités de l’artiste est de ne pas avoir peur de se tromper».
Oeuvre exposée à la galerie Gérard Hadjer : 130, rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8ème, 01-42-25-05-31.